Sainte Marie de l’Incarnation

Pourquoi fêtons-nous Sainte Marie de l’Incarnation le 18 avril ?

Histoire de Sainte Marie de l’Incarnation (1566 – 1618) : Religieuse

Née à Paris dans une famille aisée, Barbe Avrillot est placée comme pensionnaire chez les clarisses de Longchamp entre l’âge de 11 à 14 ans. Très pieuse, indifférente aux vanités de ce monde, elle souhaite entrer en religion mais en est empêchée par ses parents qui ont d’autres projets pour elle. On la marie à 16 ans à Pierre Acarie, un fils de la noblesse fortunée. Six enfants naissent de ce mariage, à l’éducation spirituelle desquels  Barbe se dévoue corps et âme. Ses trois filles deviendront carmélites ; l’un de ses fils sera prêtre, le second embrassant la carrière du droit et la troisième celles des armes. Son mari, membre de la Ligue catholique, paiera chèrement son hostilité au futur Henri IV après l’accession au trône du « roi huguenot ». Sa maison et ses biens sont saisis. Barbe le défend avec acharnement, écrit aux hommes d’influence, traque la moindre preuve de son innocence. Il sera finalement acquitté et autorisé à revenir dans la capitale.

Barbe se fait connaître de tout Paris par ses bonnes œuvres. Dans une période marquée en France par une puissance résurgence de la pitié, elle s’engage activement dans la réforme des ordres religieux et la fondation de nouvelles congrégations. Inspirée par l’exemple de sainte Thérèse d’Avila, elle fonde en 1602, rue Saint-Jacques, le premier couvent français de carmélites déchaussées. En 1613, à la mort de son mari, elle prend le voile sous le nom de Marie de l’Incarnation. D’abord entrée chez les carmélites d’Amiens, dont la supérieure est sa propre fille, elle rejoint ensuite celles de Pontoise, parmi lesquelles elle vague aux tâches les plus humbles. Ses restes reposent dans la chapelle du carmel de Pontoise.   

Fête : 18 avril
Etat : Religieuse
Naissance : 1566 à Paris
Mort :  1618 à Pontoise
Date de canonisation : 1791
Patronage : Veuves, orphelins