Sainte Marguerite d’Antioche

Pourquoi fêtons-nous la Sainte Marguerite d’Antioche le 20 juillet ?

Histoire de Sainte Marguerite d’Antioche : vierge et martyre

Malgré son caractère très certainement légendaire, Marguerite reste une sainte populaire. Selon la Légende dorée de Jacques de Voragine, elle est la fille d’une grande beauté d’un prêtre idolâtre d’Antioche de Pisidie, dans l’actuelle Turquie. Celui-ci tourne en dérision sa foi chrétienne, mais prend soin de la mettre à l’abri des persécutions de Dioclétien en l’envoyant avec sa nourrice garder les moutons à l’écart de la ville.

Or, en refusant la demande en mariage d’un gouverneur romain, elle révèle sa foi. Elle est alors torturée de diverses façons, frappée, les flancs lacérés par des pointes de fers et les chairs tordues à l’aide de pinces. Elle survit par de miraculeuses interventions. C’est ainsi, raconte La légende dorée (en admettant que cet épisode suscite quelques doutes), qu’un dragon l’avale d’une bouchée avant de devoir la recracher tout entière à cause de la croix qu’elle tient à la main. Comme tant de ses contemporains, elle meurt finalement décapitée.

Elle fait partie de quatorze saints intercesseurs et jouit d’un culte largement répandu dans l’Europe médiévale. A l’approche de sa fête, célébrée en pleine période de moissons, on ne manque pas de rappeler dans les campagnes : « A la Sainte-Marguerite, forte pluie est maudite. »