Sainte Catherine d’Alexandrie

Pourquoi fêtons-nous Sainte Catherine d’Alexandrie le 25 novembre ?

Histoire de Sainte Catherine d’Alexandrie (III siècle) : Vierge et martyre

Bien qu’il soit permis de douter de son existence historique, Sainte Catherine d’Alexandrie compte parmi les principales saintes du Moyen-âge. Ses nombreuses qualités : beauté, intelligence, érudition, sainteté et chasteté firent d’elle un modèle de perfection dont l’intercession était vivement recherchée.

Elle fut particulièrement vénérée en France, surtout quand on sut qu’elle s’était adressée à Sainte Jeanne d’Arc (30mai). Son statut de vierge et martyre n’a jamais été remis en question et elle fait partie des quatorze saints intercesseurs.

Véridique ou non, sa vie tient en peu de mots. Fille du gouverneur romain d’Alexandrie, Catherine est convertie avant ses 20 ans par l’un des anachorètes du désert d’Egypte. Elle reçoit alors une vision dans laquelle elle épouse le Christ en une union mystique. Elle tente de convertir l’empereur romain Maximin et confond brillamment les cinquante penseurs païens désignés pour lui porter la contradiction : nombre d’entre eux iront même jusqu’à se convertir, tout comme l’impératrice Cécile Pauline. Maximin fait jeter Catherine en prison et la condamne au supplice de la roue. Mais l’instrument de torture se brise par miracle. Catherine aura finalement la tête tranchée. 

Le culte de sainte Catherine 

La dépouille de la sainte aurait été transportée par des anges jusqu’au mont Sibaï, où Justinien fit construire un monastère en son nom au VIe siècle. C’est là que vers l’an 800, ses reliques auraient été retrouvées : ses cheveux continuaient de pousser et de tout son corps suintait une huile bénite. Son culte se développa progressivement et le monastère, bien que très difficile d’accès, devint un lieu de pèlerinage, surtout pour les femmes. La pureté attribuée à sainte Catherine influera fortement sur l’idéal féminin au Moyen-âge. Ses reliques seront plus tard dispersées à Rouen, où Jeanne d’Arc fut condamnée au bûcher et qui deviendra le principal centre du culte de sainte Catherine en Occident.

Le roi d’Angleterre Edouard le confesseur (13 octobre) possédait une fiole contenant de l’huile de sainte Catherine , qu’il déposa dans l’abbaye de Westminster à Londres.