Saint Edmond Rich

Pourquoi fêtons-nous Saint Edmond Rich le 16 novembre ?

Histoire de Saint Edmond Rich (1170-1240) : évêque

Eduqué chez les frères de l’Oxfordshire, saint Edmond fréquente les universités d’Oxford et de Paris et devient professeur de mathématique et de dialectique.

C’est le premier « Master of Arts » d’Oxford dont le nom soit parvenu. Homme pieux et enclin à l’ascèse, il met à sa carrière et est ordonné peu de temps après 1205. Devenu docteur en théologie, il se fait rapidement un nom comme prédicateur. Vicaire de Calne (Wiltshire) puis trésorier de la cathédrale de Salisbury pendant onze ans, il est élu archevêque de Canterbury en 1234.

Saint Edmond prône l’indépendance vis-à-vis de Rome et s’oppose à la nomination d’étrangers aux postes clés du haut clergé. Il arrive à convaincre le roi Henri III sous peine d’excommunication de se défaire de ses conseillers, à commencer par Pierre des Roches, l’évêque de Winchester. Edmond se rend à Rome en 1237 pour obtenir le soutien du pape dans ses réformes. Mais sa mission échoue et à son retour en Angleterre, le prélat voit son autorité sérieusement ébranlée. En 1240, il est même contraint de reverser au pape un cinquième de ses revenus. Découragé, Edmond se retire à l’été 1240 à l’abbaye augustinienne de Pontigny (Yonne), à un peu moins de 200 km de Paris. Il meurt quelques mois plus tard au prieuré de Soisy-Bouy. Plusieurs miracles sont presque aussitôt observés sur sa tombe ; mais son procès en canonisation ne pourra commencer qu’une fois que le roi Henri III aura cessé de s’y opposer. 

Le passage d’Edmond à Oxford a été immortalisé par la fondation d’un collège portant son nom. Sa vie a également inspiré la création de la Société des pères de Saint-Edme à Pontigny, en 1843. Le climat anticlérical poussera ses membres à fuir la France pour s’installer au Québec, puis dans le Vermont, où la communauté existe encore de nos jours.